Clartés juin 2017

Sommaire

En vue de l’été : nature,

patrimoine, pèlerinages…

 

  • Le coin des enfants - pélé de Lourdes, à offrir aux enfants
  •  Sauvegarde et mise en valeur du patrimoine Saint-Bômer, Champsecret, Saint-Mars d’Egrenne.

  •  Animations, prières… dans nos petites églises
  •   Chemin de croix de Saint-Siméon
  •  Bilan restauration du vitrail à Passais 
  •  Chemins de randonnée et pèlerinages

 

Le pôle :

 

  • La nuit des veilleurs de l’Acat 
  •  Expo sur le Père Bazin et la Miséricorde de Sées
  • Les calendriers des messes
  • Les livres de vie
  •  Les brèves
  • Bol de riz de carême 
  •  Photos du pôle missionnaire

Éditorial de Thierry Hénault-Morel

Émerveillement et responsabilité


Émerveillement : “Et Dieu vit que cela était

bon”. Ce refrain qui rythme le premier récit

des cinq premiers jours de création s’amplifie

encore au soir du 6e jour : “Cela était très bon”. Il nous

rappelle que le premier mot de la foi est l’émerveillement.

À cet émerveillement, tout homme est appelé, les croyants tout

particulièrement. Il s’agit d’entrer dans l’émerveillement même

de Dieu. J’écris ces lignes, à dire vrai, fenêtre ouverte tandis que

monte le concert matinal des oiseaux. Les voilà nos maîtres

qui, de leurs chants gratuits, invitent les hommes à la louange.

 

Les mois d’été qui s’ouvrent seront sans doute favorables à cet

émerveillement et à cette louange. Ce numéro de Clartés 61

nous y encourage et nous y conduit. Plusieurs articles nous

rappellent toutes les ressources que nous offre notre bocage

pour en jouir nous-mêmes et nous en laisser renouveler, mais

pour les partager aussi avec ceux qui nous visiteront ou que

nous croiserons à l’heure où le Passais, le Domfrontais et le

pays d’Andaine deviennent carrefour de rencontres avec les

marcheurs, les cyclistes et les automobilistes.

 

 

Et responsabilité : Comme le rappelle souvent le pape François,

l’homme a vocation non d’abuser de la création mais d’en être

le gardien. “C’est le fait d’avoir du respect pour toute créature de

Dieu et pour l’environnement dans lequel nous vivons. C’est le fait

de garder les gens, d’avoir soin de tous, de chaque personne, avec

amour, spécialement des enfants, des personnes âgées, de celles qui

sont plus fragiles et qui, souvent, sont dans la périphérie de notre

coeur.” (messe d’inauguration de son pontificat, 19 mars 2013).

Ce numéro nous donne ainsi à découvrir diverses formes

d’engagement au service de la sauvegarde et de la promotion de

notre patrimoine naturel, artistique, spirituel. Mais, par le récit de

deux initiatives du CCFD -Terre Solidaire avec les enfants et de

l’Acat pour l’abolition de la torture, il nous ouvre à ce soin de tous,

hors duquel il n’est de véritable écologie. Nous l’avons compris,

il s’agit pour nous, dans nos vies, de contribuer à rapprocher,

modestement mais résolument, ce qui ne devrait jamais être

séparé : le bon et le beau. Alors bonne et belle lecture !

Père Thierry Hénault-Morel

 


Le pélé jeunes à Lourdes :“Le Seigneur fit pour moi des merveilles !”

 

Votre enfant vient de faire sa profession de foi ou va être

confi rmé, un beau cadeau à lui offrir, c’est le pèlerinage

des jeunes à Lourdes du 20 au 26 août.

 

S’il y va pour la première fois, il participera au pélé bleu. Il découvrira la fabuleuse histoire de la Vierge Marie et de Bernadette. Durant ce pèlerinage,

il découvrira les lieux historiques : la grotte, le cachot, l’hospice…

Il est déjà allé à Lourdes et souhaite y revenir, il participera au pélé

blanc. Il approfondira sa vie chrétienne, il goûtera à la joie du service.

Il y a toujours des choses nouvelles à découvrir à Lourdes et sur notre

chemin de chrétiens. Il pourra aussi faire une première expérience de

service auprès des malades du diocèse et des plus démunis à la cité

Saint-Pierre (Secours Catholique).

N’hésitez pas à en parler avec vos enfants, petits-enfants ou filleuls. Ils ont eu des tracts d’invitation. C’est bien quand ils peuvent partir avec des copains. Ne tardez pas, les places sont limitées.


À tous les parents

 Quelques livres pourront vous aider à accompagner la vie chrétienne de vos enfants.


 Dès 3 ans

 

• Mon cahier d’activités

N. Viallet, M. Paruit

Des cahiers avec stickers, coloriages

 sur des thématiques chrétiennes.

 

• Tu es une merveille

K-M Amiot, C.Roederer

Un joli album aux couleurs éclatantes

 pour dire à son enfant combien il est aimé de Dieu.

 

Dès 7 ans

 

• Prières pour toute l’année

 

E. Remond-Dalyac, A. Auschitzka

De belles prières à lire au fil des

jours pour apprendre à prier et méditer

sur les événements de la vie.

 

• Et qui donc est Dieu ?

Des réponses simples à de grandes

questions des enfants sur la vie, sur Dieu, sur la foi.

 Dès 14 ans

 

Youcat, voulu spécialement par le pape, c’est un catéchisme universel conçu pour les jeunes, pour leur permettre de connaître et de vivre leur foi dans un langage et un style adapté .Ces livres sont édités par Bayard

 



“L’Espérance… Malgré tout ?”

Le 26 juin, nuit de prière contre la torture

La Nuit des Veilleurs

 

Depuis 12 ans, autour du 26 juin, des milliers de chrétiens en France et de par le monde s’unissent dans une veillée de prière en soutien aux victimes de torture. Les chrétiens sont appelés par l’Acat (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) à veiller lors d’évènements organisés près de chez eux : nuits de prière, veillées de feu, célébrations œcuméniques, concerts, processions et marches aux lanternes…

 

Depuis 2005, les participants de la Nuit des Veilleurs ont soutenu plus de 150 victimes.

 

Le thème en 2017 La Nuit des veilleurs porte chaque année un thème. Celui

de cette année est : “L’espérance… malgré tout ?” Par la prière, les participants de la Nuit des Veilleurs apportent l’espérance de la foi. Ils apportent aussi un soutien direct aux victimes. L’Acat propose aux participants de porter par la prière et d’envoyer des messages de soutien à dix victimes de la torture.

 

Pour qui prier ?

 

Que ce soit au Mexique, en Palestine ou à Djibouti, ces personnes ont été battues, torturées, emprisonnées, pour leur engagement en faveur des droits de l’homme, pour leur engagement politique ou pour avoir protégé les plus pauvres. Parmi eux, Mohamed Ahmed, militant politique djiboutien, arrêté en 2010 et torturé à plusieurs reprises. Sa peine de prison a été annulée en octobre 2016 mais il reste détenu. Au Mexique, Francisco de Jésus Espinosa Hidalgo, un paysan indigène engagé contre l’implantation

de mégaprojets de développement, a été frappé et soumis à des décharges électriques.Depuis, il est en détention préventive.

 

et après ?

 

Tous les ans après cette veillée mondiale de prières, des hommes et des femmes sont libérés ou voient leurs conditions de détention s’améliorer. Dang Xuan Dieu, par exemple, militant vietnamien victime de torture

pour lequel les participants à la Nuit des Veilleurs s’étaient mobilisés en 2016 a été libéré en janvier 2017 et a demandé l’asile politique en France.

 

Les chrétiens rassemblés cette nuit réaffirment ainsi la nécessité de s’opposer sans condition à la torture : “La foi chrétienne ne peut en aucun cas composer avec la torture. En cette Nuit des Veilleurs, nous proposons de

substituer l’instrumentalisation de l’autre, qui motive l’action des bourreaux, par la prière, la méditation et la communion avec les victimes de la torture”

explique

 

Gabriel Nissim, président de l’Acat.

 

 

Le groupe Acat du

Domfrontais organise

un temps de prière :

le vendredi 23 juin à

20 h à la chapelle de

l’Oratoire à Passais


92 ans au service des Domfrontais

 La célébration des 250 ans de la naissance du père Jean Bazin (1767-1855), fondateur des soeurs de la Miséricorde de Sées, permet aux villes qui ont

profité de la présence de ces religieuses d’en faire mémoire. Ainsi en est-il pour la ville de Domfront.

Dès 1846, la ville demande la venue des Soeurs. Les conditions n’étant pas réunies, il faudra attendre 1877, pour qu’elles s’installent, d’abord rue de l’hôpital puis Grande Rue. Pendant près d’un siècle, elles ont répondu à la mission qui leur était confiée : “Se charger des malades indigents à domicile et autant que possible des autres malades de la commune de Domfront, et distribuer aux pauvres les secours du Bureau de Bienfaisance”.

 

Combien de familles en temps de paix ont ainsi bénéficié de leur dévouement. Et pendant la guerre de 1914-1918, les soeurs ont été particulièrement remarquées par leur service au sein des ambulances pour lequel les médecins de l’état-major firent leur éloge. Il en fut de même en 1939-1945 où elles se dévouèrent à l’accueil des réfugiés, des blessés dans leur corps et dans leur cœur, séparés de leur famille, leur procurant vêtements, nourriture et logement.

 

En mai 1943, elles durent elles mêmes évacuer la ville pour se réfugier à Saint-Fraimbault sur- Pisse où, au risque d’être mitraillées, elles pour suivirent leurs soins aux malades de la ville dispersés dans les fermes d’alentours.

 

À vélosolex

 

Quelques figures de sœurs ont particulièrement marqué les mémoires : Sœur Angélique dont le départ a été profondément ressenti et Soeur Elise, décorée en 1931 de la médaille de bronze de l’assistance publique par le ministre de la Santé publique. En 1950, les soeurs furent dotées de vélosolex pour se rendre aux malades et en 1955, une collecte organisée par le Publicateur libéré, complétée d’une quête paroissiale, permit de remplacer les vélosolex par une 2CV, facilitant ainsi leur déplacement dans les endroits les plus éloignés de la contrée.

 

De la gratuité des soins, l’évolution du système de santé entraîna la transformation du centre de soins en véritable centre de santé et la pratique du ticket modérateur. Au regret des autorités religieuses et civiles, une page de 92 ans d’histoire de vie donnée sans condition dû se tourner, faute de recrues. La communauté de Domfront ferme

 

 

Rendez-vous le jeudi 29 juin 2017,

en l’église Saint-Julien de Domfront

 

• À 18 h au vernissage d’une exposition consacrée au Père

Jean Bazin et à une conférence de Guy Fournier (diacre)

sur la vie passionnante de ce prêtre et de Soeur Reine

Claude sur la présence des soeurs de la Miséricorde dans

le pays du Domfront et du Passais.

 

• À 20 h au lunch dînatoire qui prolongera la soirée et

s’achèvera à 21 h par le chant des complies


Notre-Dame-en-passais

Saint-Siméon : un chemin de croix hors du commun

Depuis que les franciscains ont développé la contemplation du Christ dans sa Passion, (prolongeant ainsi le pèlerinage à Jérusalem, du tribunal de Pilate au Calvaire), beaucoup d’églises présentent un chemin de croix fait de simples croix de bois correspondant aux quatorze étapes, appelées “stations”, ou de tableaux peints ou sculptés représentant les scènes. Mais rares sont celles qui offrent à la découverte du touriste ou à la dévotion

du croyant, un chemin de croix rehaussé de figures de l’ancien ou du nouveau testament.

 

Une énigme : qui sont donc ces personnages ?

 

La célébration d’un chemin de croix en l’église Saint-Siméon nous a permis d’aller de découverte en découverte et de comprendre la beauté de ces rapprochements qui montrent comment le Christ accomplit les Écritures. Jésus portant sa croix réalise le sacrifice d’Isaac initialement chargé du bois du sacrifi ce (Gn 22, 6). Jésus, tombant pour la deuxième fois, sauve Adam de sa chute, de sa faute initiale (Gn 3,10). Jésus dépouillé de ses vêtements rappelle Joseph trahi par ses frères qui lui ôtent sa tunique (Gn 37, 23)

 

Tandis qu’un parallèle est établi

 

entre Eve, associée au premier péché et les filles de Jérusalem, invitée à se lamenter non sur le sort du Christ mais “sur elles-mêmes et leurs enfants” (Lc 23,28).  entre la Vierge Marie communiant à la Passion de son Fils et la mère des Maccabées qui voit mourir ses sept garçons dans une confiance sans faille en Dieu et l’espérance en leur Résurrection (2 M 7, 27-29). entre Véronique qui essuie la face humiliée de Jésus et la Samaritaine qui reconnaît en Lui le Messie véritable (Jn 4, 29). entre Simon de Cyrène qui aide Jésus à porter sa croix pour faire passer l’humanité de la mort à la vie et Aaron qui seconde son frère Moïse dans sa charge de conduire les Hébreux de l’esclavage à la liberté (Ex 16-18) entre Melchisédech le grand prêtre et

Jésus cloué sur la Croix qui, dans son sacrifice, accomplit le sacerdoce véritable où le prêtre est aussi la victime (Hb 2, 17-18) entre Abel le juste et le Christ mourant sur la Croix, figures de la victime innocente (Mt 23, 35) et surtout entre le Christ au tombeau et Jonas dont les trois jours passés dans

le ventre de la baleine annoncent la Résurrection. Ainsi, avant même que ne soit ajoutée de nos jours une 15° station sur le tombeau vide, les

concepteurs du chemin de croix de Saint-Siméon, dès la deuxième partie du XIXe siècle, l’indiquent.

 

Deux scènes demeurent à nos yeux une énigme :

 

La présence d’Abraham au-dessus de la condamnation à mort de Jésus , et celle du prophète Elie lors de la première chute du Christ sous le poids de sa croix. Merci à ceux qui verraient une interprétation possible de la proposer à tous… Pour prolonger cette lecture, n’hésitez pas à vous rendre sur place, bible en main… en touriste mais aussi en pèlerin !

 

Père Hénault-Morel


Sainte-Geneviève-des-Andaines

Chemins de randonnée, chemins de pèlerinage

Le tourisme vert

 

Depuis les années 1990, le tourisme vert a connu un véritable essor. Il séduit un public de plus en plus large, bénéficiant des grands courants de retour à la nature et de redécouverte de l’environnement…Le bocage ornais est un paradis pour tous les marcheurs et les amoureux de la nature.

 

Le rôle des collectivités

 

Dans nos communes, les élus se sont mobilisés pour créer des circuits de chemins de randonnée empruntant les anciens chemins ruraux et les petites routes de nos campagnes.

 

Des associations de randonneurs sont nées, qui en assurent le balisage, l’entretien étant le plus souvent à la charge des collectivités locales. La CdC du Pays d’Andaine a répertorié les parcours de randonnée de nos communes pour créer des circuits et proposer des guides à disposition du public dans nos mairies.

 

Les avantages de la randonnée à pied

 

Elle peut être pratiquée par un grand nombre d’entre nous. Ludique, elle ne manque pas d’atouts. Outre son côté convivial, cette activité permet de maintenir une bonne santé.

 

Autre avantage :

 

Elle est un bon moyen d’atténuer, voire d’effacer le stress accumulé. Loin du tumulte des villes, ces itinéraires nous donnent l’occasion de faire de belles découvertes naturelles et patrimoniales. Dans chacun de nos villages, nous découvrons tantôt un calvaire, une chapelle, tantôt un vieux lavoir, un manoir, ou une motte féodale… Un grand itinéraire, chemin de pèlerinage

Depuis treize siècles, le Mont-Saint-Michel est l’un des plus grands sanctuaires de pèlerinage de la chrétienté. Grâce à Marie-Paule Labéy qui a voulu faire renaître les chemins millénaires du Mont-Saint-Michel, avec l’aide des historiens et des collectivités territoriales, les anciennes voies furent réhabilitées et balisées. Aujourd’hui, ces voies de pèlerinage vers la Merveille connaissent un succès qui témoigne d’une demande croissante pour ce type de randonnée à vocation culturelle et spirituelle. L’un des principaux chemins montois, Paris- Chartres-Le Mont-Saint-Michel, passe au

nord de la paroisse Sainte-Geneviève des Andaines. L’itinéraire emprunte le GR 22 et l’une des étapes, de Bagnoles de l’Orne à Domfront, traverse la mystérieuse forêt des Andaines dans une atmosphère de mythes et de légendes. Après le carrefour de la Croix Gautier, vous rencontrerez le dolmen dit “lelit de la Gione” où la fée avait l’habitude de dormir. Plus loin, vous apercevrez dans une contrée boisée qui, dit-on, a vu naître les légendes arthuriennes, la Tour de Bonvouloir haute de plus de 25 mètres avant de passer près de la chapelle Sainte-Geneviève érigée en 1856, détruite par une tornade, réédifi ée et légèrement modifiée en 1939 par l’abbé Derouet.

 

La Véloscénie

 

Ouvert en 2012, cet itinéraire vélo de 450 km de Paris au Mont-Saint-Michel, après une halte dans la station thermale de Bagnoles de l’Orne, permet de rejoindre par la forêt des Andaines et le bourg de Perrou, la cité médiévale de Domfront. Le circuit emprunte d’agréables petites routes, et découvre entre bocages, pommiers et bois, un beau concentré de Normandie.

Chantal Dumaine